A l’heure où les foules se pressent pour aller voir Titanic en 3D, le Marsupilami ou la partie de touché-coulé de Rihanna, j’ai choisi de rattraper mon retard avec “Cloclo”.

La bande-annonce c’est ça :

Dynamique, qui prend aux tripes, avec des plans incroyables… Un bilan plus mitigé pour ce que j’ai ressenti devant le film. Autant briser le suspense tout de suite : j’ai adoré, de base, parce que ça parle de Claude François, parce qu’on y entend du Claude François, parce que, vraiment, y a des moyens et ça se sent. Mais – il y a un mais – les choix de Florent-Emilio Siri m’ont aussi laissée perplexe.

Dès les premières minutes, j’ai l’impression que tous les acteurs jouent faux. Tous. Plusieurs scènes sont superflues ou trop longues. Je suis toujours persuadée que l’actrice française qui joue la première épouse anglaise de Claude François essayait d’imiter Jane Birkin. En vain. Même Benoït Magimel a choisi l’option “marchand de souk” pour interpréter l’accent légèrement juif marocain (dixit Wikipedia) de Paul Lederman. Très déroutant.

Je savais Claude François exigeant, caractériel, anxieux, je l’ai découvert jaloux maladif envers ses compagnes officielles alors qu’il consommait lui-même des kilos de viande de bonnes femmes. Ah si pardon, à ce niveau-là, il n’y a que cette expression qui convient. Et si je ne dois retenir qu’une seule critique pour ce film, c’est celle-là : ok, on a compris qu’il aimait se sentir vivant à travers le sexe, ne pouvait-on pas consacrer plus de temps à son talent d’artiste ? Ce gars était très intelligent, doit son succès à son sens de l’observation, à ses idées avant-gardistes, à des heures et des heures de travail. Les Claudettes sont certainement la plus géniale de ses idées. Le traitement de leur arrivée dure 20 secondes dans le film.

– T’as vu, j’ai des filles derrière moi, je les appelle les Claudettes

– Ah ouais super, en plus y a une noire et c’est la première fois à la télévision française.

And that’s it.

Je me demande toujours pourquoi le réalisateur a décidé de filmer et monter la scène de sa mort comme il l’a fait. Je cherche encore la plus-value de la dernière scène qui a duré juste le temps de faire redescendre mes émotions. On comprend l’intention mais ça finit mollement. Dommage.

Conclusion ? Courrez le voir ! Sérieusement, ce film est immanquable. On y apprend plein de choses sur la vie de Claude François qu’on pensait déjà connaître en ayant vu les reportages édulcorés du samedi après-midi sur TF1, Jérémie Renier fait un travail incroyable, les ressemblances sont à couper le souffle (je suis fan de l’acteur qui joue Carlos), plusieurs scènes vous prennent à la gorge et surtout, on entend plein de chansons qui donnent envie de danser sur son siège !

La vie est courte, profitez-en en allant voir un bon film !

Crédits photo du film Cloclo : StudioCanal