Le message que vous lisez est un message à caractère personnel

radioCe matin, dans le flot habituel des publicités à la radio, j’entends le premier spot électoral de la saison. Je ne sais pas si tous les partis s’y sont déjà mis, mais il est temps d’occuper l’espace avant la sacro-sainte “période électorale” où les dépenses seront comptées et qui commence officiellement le 14 juillet 2012. Et oui, pour les distraits, nous les Belges votons pour les communales et provinciales le 14 octobre.

Mais ce n’est pas l’info. La surprise, c’est que ce spot soit suivi de :

“le message que vous venez d’entendre est un message à caractère politique”.

What ? C’est quoi cette mise en garde ? Une nouvelle loi est passée et je ne m’en suis pas rendue compte ? On avait déjà ça en 2009 pour les régionales ?

Y a pas à dire, faire de la publicité en 2012, c’est compliqué. Au prix de la seconde de spot sur les médias généralistes, je plains les annonceurs de devoir caser dans leurs 30″ les avertissements sur les émissions de CO2 des bagnoles, les 5 fruits et légumes par jour, la dangerosité de ne pas consulter son médecin si les symptômes persistent, le fait qu’une bière brassée avec savoir se déguste avec sagesse, qu’emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent ou que fumer tue.

Arrêtons de prendre les consommateurs pour plus bêtes qu’ils ne le sont. Certes, tous ne comparent pas, ne se renseignent pas, bref, n’adoptent pas un comportement responsable face à l’achat d’un bien ou d’un service. Mais au lieu de légiférer pour nous matraquer doublement avec des messages – ceux de la pub et ceux de mentions obligatoires – il serait préférable de mettre en place de vraies mesures d’éducation du consommateur face à la publicité et plus généralement face aux médias. Dès l’école.

Et si en bonus ça en fait un futur citoyen-votant éclairé, on en sortira tous grandis.

Groumph.

Crédits photo : iofoto via 123RF.com
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Une après-midi d’anniversaire

Il y a 10 jours, Choupet recevait sa première invitation à une fête d’anniversaire. Comme toute première fois avec Choupet, ça m’a d’abord remplie d’émotions. Deuxième effet Kisscool, je me rends compte que le temps passe, que dis-je, que le temps file. Bref, il grandit, je vieillis et je tweete :

Une fois le choc passé, mes rides, mes vieux os et moi-même avons commencé à rechercher de l’info sur le déroulement de la fiesta. Parce que la maman de Margot a fait les choses bien : rdv chez “The Little Gym” à 14h précises !

A posteriori, je dirais que leur site web décrit assez bien les activités, sans être très précis. A priori, je me suis dis que le gars qui avait décidé du contenu du site ne devait pas lui-même avoir d’enfant pour rester si vague ! Même remarque sur le déroulement de leurs stages de vacances : à part via un contact téléphonique direct (Quoi ? Une vraie conversation avec des gens ? … Y a un tuto sur le web pour ça ?), vous pouvez vous brosser pour de l’info. La digital mum que je suis fronce les sourcils. J’aime pas, ça creuse mes rides.

Donc pour tous les hypocondriaques de la parentalité, voici comment ça se déroule :

14h : arrivée des enfants, les ponctuels et les retardataires. On dit bonjour, on pose les cadeaux sur la table, on retire chaussettes et chaussures.

14h15 : les animateurs se présentent aux enfants, chacun reçoit une nominette à coller sur son t-shirt et c’est parti pour 3/4 heures d’activités dans la salle de sport. Les parents qui souhaitent rester (oui, genre nous) regardent leur progéniture à travers une vitre. Ils commencent en chantant, puis ils passent à la danse, ils courent, tournent… Et on se rend compte que ça leur permet de différencier les plus dégourdis des plus hésitants pour en faire ensuite 2 groupes. C’est malin et rassurant : chacun son rythme. En musique, les enfants font des parcours sur des plints, des poutres, des trampolines, des tapis : l’éclate ! On termine avec des jeux de balles, des chansons et des bulles de savon. Les animateurs prennent une photo de groupe avant de faire revenir les enfants dans la pièce où une table de fête a été dressée. La photo est instantanément imprimée, encadrée, et offerte à l’enfant dont c’est l’anniversaire.

15h : la reine de la fête ouvre ses cadeaux et tout le monde passe à table. La maman avait apporté gâteau et boissons, les couverts étaient fournis par The Little Gym. C’est aussi eux qui se chargent de faire la vaisselle !

15h30 : réouverture de la salle de gym, parents autorisés ! Tout le monde va jouer, les animateurs mettent les parents à contribution pour les jeux et les chansons. C’est double plaisir pour les enfants. Pour les parents aussi, en fait : le projet tout foireux du bureau qui vous bouffe de l’intérieur ? Envolé ! A ce moment-là, l’univers se limite aux 80 mètres carrés qui vous entourent.

16h : c’est finiiiiiiiiiiii. On remet les chaussettes, les chaussures, on dit au revoir et merci. Parce qu’on est bien élevés.

J’ai eu la délicatesse de ne pas demander le prix de l’organisation à la maman de Margot (vous voyez, je connais les conventions sociales) mais si ça reste correct, je trouve que c’est une excellente façon de fêter un anniversaire pour un enfant de 3 ans. Seul petit bémol : l’enfant fêté n’est pas assez mis en avant. Oui, il reçoit les cadeaux, il souffle les bougies du gâteau et on s’assied tous par terre en rond pour lui chanter “bon anniversaire” avant de se quitter mais il manque un petit quelque chose pour que l’enfant se sente vraiment spécial ce jour-là. Amis de The Little gym, si vous passez par ici : à méditer !

Petit conseil aux parents : n’oubliez pas votre appareil photo, il y a des tas de mines hilares à capturer. Vous risqueriez de vous en vouloir même plusieurs heures plus tard, en tapant un billet pour votre blog… 🙂

Crédits photo : moi-même
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Cloclo, la fabuleuse histoire de Claude François

A l’heure où les foules se pressent pour aller voir Titanic en 3D, le Marsupilami ou la partie de touché-coulé de Rihanna, j’ai choisi de rattraper mon retard avec “Cloclo”.

La bande-annonce c’est ça :

Dynamique, qui prend aux tripes, avec des plans incroyables… Un bilan plus mitigé pour ce que j’ai ressenti devant le film. Autant briser le suspense tout de suite : j’ai adoré, de base, parce que ça parle de Claude François, parce qu’on y entend du Claude François, parce que, vraiment, y a des moyens et ça se sent. Mais – il y a un mais – les choix de Florent-Emilio Siri m’ont aussi laissée perplexe.

Dès les premières minutes, j’ai l’impression que tous les acteurs jouent faux. Tous. Plusieurs scènes sont superflues ou trop longues. Je suis toujours persuadée que l’actrice française qui joue la première épouse anglaise de Claude François essayait d’imiter Jane Birkin. En vain. Même Benoït Magimel a choisi l’option “marchand de souk” pour interpréter l’accent légèrement juif marocain (dixit Wikipedia) de Paul Lederman. Très déroutant.

Je savais Claude François exigeant, caractériel, anxieux, je l’ai découvert jaloux maladif envers ses compagnes officielles alors qu’il consommait lui-même des kilos de viande de bonnes femmes. Ah si pardon, à ce niveau-là, il n’y a que cette expression qui convient. Et si je ne dois retenir qu’une seule critique pour ce film, c’est celle-là : ok, on a compris qu’il aimait se sentir vivant à travers le sexe, ne pouvait-on pas consacrer plus de temps à son talent d’artiste ? Ce gars était très intelligent, doit son succès à son sens de l’observation, à ses idées avant-gardistes, à des heures et des heures de travail. Les Claudettes sont certainement la plus géniale de ses idées. Le traitement de leur arrivée dure 20 secondes dans le film.

– T’as vu, j’ai des filles derrière moi, je les appelle les Claudettes

– Ah ouais super, en plus y a une noire et c’est la première fois à la télévision française.

And that’s it.

Je me demande toujours pourquoi le réalisateur a décidé de filmer et monter la scène de sa mort comme il l’a fait. Je cherche encore la plus-value de la dernière scène qui a duré juste le temps de faire redescendre mes émotions. On comprend l’intention mais ça finit mollement. Dommage.

Conclusion ? Courrez le voir ! Sérieusement, ce film est immanquable. On y apprend plein de choses sur la vie de Claude François qu’on pensait déjà connaître en ayant vu les reportages édulcorés du samedi après-midi sur TF1, Jérémie Renier fait un travail incroyable, les ressemblances sont à couper le souffle (je suis fan de l’acteur qui joue Carlos), plusieurs scènes vous prennent à la gorge et surtout, on entend plein de chansons qui donnent envie de danser sur son siège !

La vie est courte, profitez-en en allant voir un bon film !

Crédits photo du film Cloclo : StudioCanal
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Ma journée de la femme

Femme moderneComme chaque année, le 8 mars, je me lève, j’allume la radio, et il ne faut pas 3 minutes pour me faire rappeler que cette date, c’est celle de la journée internationale des droits des femmes.

A priori, moi, femme née dans les années 80, femme jusqu’au bout des seins (la référence est ici, bande de jeunes), vivant dans une démocratie moderne, dans la classe moyenne et donc privilégiée, travaillant à plein temps par choix, je pourrais ne pas me sentir concernée par cette journée. Si je ne suis pas chef(fe ?) d’entreprise, si je ne fais partie d’aucun conseil d’administration, ce n’est pas parce que je porte un soutien-gorge (oui, j’en porte, coquins !), mais parce que je n’en suis pas encore là dans ma courte carrière. En tous cas, je ne ressens pas que cela me sera inaccessible si un jour… Donc en l’état actuel des choses, mes droits vont bien, merci.

Mais se rendre compte de la chance qu’on a, c’est reconnaître implicitement qu’on est pas toutes logées à la même enseigne. Et qu’un coup de rappel sur la caboche une fois par an, c’est sans doute pas superflu.

Si je le pouvais, j’offrirais à celles qui ont moins de chance que moi la journée de la femme que je viens de vivre : celle où je me lève librement, choisis mes vêtements librement, conduit librement, m’exprime librement, travaille librement, cotise pour ma retraite librement, parle librement à d’autres hommes que mon mari, dépense librement l’argent que je gagne, élève librement mon fils en lui inculquant des valeurs qui ne feront pas de lui un adulte macho et étroit d’esprit. Je leur offrirais les “bonne fête” reçus un peu ridiculement mais sincèrement depuis ce matin.

Parce que ces femmes ignorées, bafouées, rabaissées, ont sans doute vécu leur 8 mars comme les autres jours de l’année : dans l’indifférence.

Crédits photo à la Une : Oksana Merzlyakova via 123RF.com
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L’angine blanche, c’est pas du cinéma

Je suis malaaaaaaaaaaade ! Non, je ne vous parlerai pas sans tabou de la cystite. Florence l’a déjà fait. Oh, pour rester dans la zone je pourrais vous parler de l’atroce douleur de l’introduction de la sonde urinaire quand t’arrives à la maternité pour accoucher. Mmmh, digression :

J’ai suivi des cours de bio à l’école, et je me doute bien que l’urine doit sortir par quelque part. Mais dans ce moment très stressant et inconfortable que constitue l’arrivée nocturne aux urgences de la maternité, une serviette imbibée de mon liquide amniotique autour de la taille, tenant la main moite de MonHom réveillé en sursaut à 1h du mat’ et qui vient de contenir son stress pour nous conduire parfaitement en sécurité jusque là, en gérant en plus l’idée que ça y est, au retour nous serons trois et qu’entre temps, cet enfant devra bien sortir par quelque part, et bien c’est dans ce moment-là que j’ai demandé à la sage-femme plus de précisions sur “le trou”. Non mais rassurez-moi, vous non plus vous n’avez pas de vision claire sur l’endroit par où est censé passer cette sonde qui vous semble énoooooooorme ?

Ma sage-femme ne faisant preuve d’aucune pédagogie, c’est après m’avoir fait comprendre à sa manière que je lui semblais un peu niaise qu’elle me lance un délicat “écoutez madame maintenant il va falloir vous calmer parce que si vous gigotez tout le temps comme ça en disant que ça fait mal, ça va pas être possible ! “. J’ai dû faire preuve de pas mal de self contrôle pour ne pas profiter de nos positions mutuelles particulièrement stratégiques pour étouffer cette grogn… sage-femme, métier qui doit être difficile et que j’apprécie à sa juste valeur, hum, avec mes jambes.

Notez que grâce au billet de McMaman, j’ai appris que le placement de la chose est censé être fait sous anesthésie locale. Je l’attends toujours. Soit dit en passant, ce billet m’a fait hurler de rire. Bon, si vous n’êtes pas une femme qui a accouché, qui plus est en mode césarienne, ça pourrait ne pas vous faire rire. C’est vous qui voyez.

Non, donc, ce n’est pas l’objet du billet, qui se situe très largement plus haut sur le corps : j’ai une angine blanche ! L’angine blanche c’est le gros lot. Ce sont les mêmes symptômes que la grippe, mais avec des ganglions en balles de tennis en bonus. Un vrai bonheur. 39 de fièvre, 8,5 de tension, des pulsations cardiaques à 130/minute et donc une journée à comater au lit. Et interdiction de bisouter le Choupet pendant 48 h pour cause de contagion.

Mais on a trouvé la parade : les bisous sur la tête. Oh, hé, on n’a jamais vu personne tomber malade par les cheveux! Surtout quand Choupet se réveille à 4h du mat’ en criant “maman” suivi d’un “je veux un câlin de maman de moi” quand j’entre dans la chambre. Je ne peux que le prendre contre moi, nous asseoir dans le fauteuil de sa chambre et reprendre mes assauts capillaires.

Les antibiotiques, c’est pas automatique. J’en suis convaincue, mais pas en cas d’angine blanche ! Elles ont été une révélation : aujourd’hui j’ai pu me lever et… me doucher ! Parce que t’as beau être une princesse, 36 heures à 39 de fièvre, tu fouettes !

Donc pour résumer : je vais bien, ne t’en fais pas. (Excellent film d’ailleurs. Mélanie Laurent, on aime ou on déteste, mais pour le coup, j’adore. Reprenez la même phrase avec Kad Merad, ça marche aussi)

(Tant que j’en suis aux parenthèses cinématographiques : j’ai découvert sur le -très- tard le film “Cuisine et dépendances” de, et avec, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Aaaaaah, Jean-Pierre Bacri, si tu avais 15 ans de moins, moi 15 ans de plus, si je n’étais pas si amoureuse de MonHom, et si, surtout, surtout, SURTOUT, tu n’avais pas des faux airs de mon père, et bien toi et moi Jean-Pierre, on aurait pu vivre quelque chose de grand. Un film à découvrir d’urgence si vous êtes, comme je l’étais, inculte de ce chef-d’oeuvre.)

Crédits photo à la Une : moi-même
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30 ans et bonne année !

Je suis née un 29 décembre. Naître entre Noël et nouvel an, c’est la plaie. On est un peu perdu entre la dinde et le foie gras. En général, personne n’est dispo pour une super grande fiesta pour raison de ski, d’overdose de visites chez mamy ou de mauvaise digestion consécutive à un gavage festif dans les règles de l’art. Et question cadeaux ? “Tiens Mapomme, celui-là c’est pour Noël… et pour ton anniversaire aussi, comme ça c’est fait”. “Euh, merci”.

Personnellement, j’ai tiré le gros lot avec la double peine : ma sœur est née le 27 décembre (non, pas la même année, pauvre maman !). Donc, hop, chaque année c’est anniversaires groupés.

Notez que tout cela m’arrange assez bien, en fait. Je déteste être le centre de l’attention. Si vous cherchiez le point commun entre Reese Witherspoon et moi, il est là ! Je sais, vous pensiez que c’était le regard ravageur, la chute de reins ou le tour de taille mais pas du tout :

Quand c’est Reese qui le dit, c’est tout de suite plus sexy, voire plus intelligent. Si vous voulez savoir comment je suis tombée sur cette info, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat. On applique la loi “Salduz” à la lettre ici.

Cette année, c’est ma pharmacienne qui a gagné le pompon avec un dernier petit coup sec derrière la nuque. Maman avait demandé de la crème anti-rides à papa Noël cette année. Comme c’était sur mon chemin, j’ai dit au Père Noël que j’allais m’en charger pour lui. Après moultes conseils et hésitations, je jette mon dévolu sur un coffret Cohérence L.IR de Lierac , dont je n’avais personnellement jamais entendu parler mais “c’est le haut de gamme en pharmacie, madame”. Soyons fous, c’est Noël.

A la caisse, la pharmacienne me tend ses deux petits points serrés, elle ouvre celui de gauche “tenez, ceci c’est pour votre maman” et en tombent plein de petits échantillons d’anti-rides ROC. Puis elle ouvre celui de droite “et ceci c’est pour vous”. J’aime les échantillons, moi qui n’achète jamais autre chose qu’une crème de jour et du masacara, ça me permet de faire mumuse. Mais il devait y avoir une erreur, je me retrouve moi aussi avec de la crème anti-rides ! Vichy, certes, mais anti-rides quand même !

Renseignements pris :

  1. Il est illégal d’obliger sa pharmacienne à avaler un par un ses échantillons en faisant fi, de plus, des dégâts qu’ils occasionneront à la sortie.
  2. Il est vraiment conseillé de commencer la crème anti-rides à 25 ans, de manière préventive. Votre pharmacienne ne vous veut pas que du mal.

Me voilà donc avec 5 ans de retard sur mes soins, je finirai toute fripée ! Parce que oui, j’ai eu 30 ans en 2011, j’ai même eu 20 ans en l’an 2001.

Heureusement qu’il me reste l’excitation de l’ouverture de ma mailbox le 29 au matin, pour que la serial shoppeuse en ligne que je suis découvre les promotions spéciales que mes eshops habituels m’ont réservés pour ce jour spécial.

Maintenant que j’ai fini de faire ma tête de cochon, merci à mon producteur, mon manager, ma famille qui gère les fêtes et les anniversaires multiples avec brio chaque année. Merci à MonHom de prendre encore plus soin de moi ce jour-là, il le fait tellement bien les autres 364 jours que le défi est de taille. Il le relève avec brio. Merci à mes amis qui m’ont particulièrement gâtée cette année en me préparant une super surprise depuis le mois de juin, avec le concours de MonHom qui n’a pas hésité à me mentir droit dans le téléphone pour que le plan se déroule sans accro. Merci à tous pour vos nombreux sms, mails et messages Facebook.

Mes meilleurs vœux à tous pour 2012, qui ne sera pas l’année de la fin du monde puisque, comme trouvé sur Facebook :

Back to the futur - 2015CQFD.

Crédits photo à la Une : moi-même
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Intouchables, j’ai succombé

Je dois commencer par m’excuser auprès de mon lectorat fidèle (hum) qui attend de ma part un minimum d’originalité. Préparez-vous psychologiquement à lire quelque chose de particulièrement mainstream. Prêts ? Ok : j’ai vu “Intouchables”. Et coup de grâce : j’ai a-do-ré “Intouchables” !

De mémoire de Mapomme, je n’ai plus autant ri au cinéma depuis… jamais en fait. Oui, j’ai ri devant Schrek, devant Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, sans doute devant l’un ou l’autre Toy Story mais on est définitivement un niveau au-dessus. On pleure aussi un peu, mais je vous laisse la surprise.

Heureusement que l’équipe du film a fait un bon travail, parce que MonHom était avec moi, fallait pas qu’on ait pris sur notre temps de glandouille à la maison et sur nos crédits de babysitting du Choupet par belle-maman pour un mauvais film. Les films plus légers ou plus gras, je les risque toute seule.

Aller seule au cinéma c’est le pied : pas besoin de jeter un coup d’œil à MonHom à chaque fois que je ris, pour voir s’il rit moins/autant/plus que moi. Croyez-moi, quand j’ai été voir “Rien à déclarer” , j’ai béni la vie d’être seule :  voir MonHom autant pas rire que moi, ça m’aurait fait mal.

Ma prochaine expédition en solitaire, définitivement en solitaire, c’est “Hollywoo” avec Florence Foresti et Jamel Debbouze. Certes, on a adoré “Mother fucker” en live et en couple, mais sur ce coup, j’ai un peu peur de l’effet “tout est dans la bande annonce”.

Je suis bon public, ça me permet de rire plus souvent que le commun des mortels. Et parfois, j’ai vraiment de meilleurs goûts en cinéma.

Source de l'image à la une : allocine.fr
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Le GPS de la vie

Vous la rêviez comment, vous, votre vie d’adulte, quand vous étiez enfant/ado ? Personnellement j’avais 2 plans de vie. Pas un plan A et un plan B, non, deux master plans et la capacité d’imaginer les deux dans le détail : chef d’entreprise, mère célibataire d’un petit garçon aux cheveux bruns et aux yeux verts, adorable, cela va sans dire. Je vivrais à du 100 à l’heure, entre mon job et mon fils. Bref, une super woman qui ne dort jamais.

Je sais, ça ne fait qu’un seul plan. Mais en fait, seul un petit détail différait : l’entreprise en question. C’était soit une agence de publicité, soit… une friterie !

Vilain montage. A la base, friterie “de corrère” – aka chez Mich’ – que je vous conseille si vous passez par Courrière !

Sans rire, j’hésitais vraiment entre les 2. A 17 ans, on m’a fait remarquer que si je travaillais toute la journée dans l’odeur de frite, ça finirait par me dégoûter. J’ai préféré ne prendre aucun risque et choisir la voie universitaire appelée “Information et Communication”. Faut pas rigoler avec ces choses-là. Et après avoir passé un an à bosser pour le privé, j’ai décrété que mon truc, c’était le secteur public, l’intérêt général plutôt que les intérêts des comptes en banque de mon patron et ses associés.

A l’époque, je ne me doutais pas que MonHom, que j’avais rencontré 2 ans plus tôt, allait être juste assez parfait pour mettre à mal la partie “elle a fait un bébé toute seule © Jean-Jacques Goldman” de mes plans.  La blondeur de ses cheveux et le bleu de ses yeux, comme les miens, rendront aussi caduque l’image que je me faisais de mon fils imaginaire.

Cette image était sans doute soufflée d’une part par l’apparence de mon premier petit copain (Jérôme, si tu me lis © Michel Drucker) et d’autre part par mes origines italiennes. Ces origines ne se résumant aujourd’hui qu’à une furieuse envie de secouer mes cheveux quand j’entends “Azzuro” , un pètage obligatoire des cordes vocales sur “Il mio refugio” à fond dans la bagnole, et une recette de sauce bolognaise à tomber par terre héritée de Feu Nonna, je ne tiendrai pas rigueur à MonHom de m’avoir permis d’avoir un magnifique blondinet aux yeux bleus qui fait craquer tout être humain normalement constitué, doté de la vue et d’un minimum de bon sens.

Je n’ai aucun regret de ne pas m’être tenu mes propres promesses. La vie avançait, je me suis retrouvée à des centaines de carrefours de choix de vie et, avec le recul, je me dis que j’avais un pu**** de bon GPS intégré pendant toutes ces années !

Ciao, minga pè !!! (ouais, j’ai de bons restes, en fait)

Crédits photo : moi-même
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Bébé à la crèche, maman au bureau, des cheveux à la poubelle

Vendredi matin. Je dépose Choupet à la crèche. Faute de place, je me gare un peu plus loin, devant l’école primaire. Là où un groupe de mamans, clope à la main, une poussette dans l’autre pour certaines, discute, rigole devant les grilles. Tout en faisant mon créneau (comme une reine, cela va de soi), je me surprends soudain à envier ces mamans, certainement au foyer, qui prennent le temps de vivre après avoir déposé le plus grand à l’école.

Les enfants de ces dames ne boivent sans doute pas leur biberon seul sur leur siège auto depuis qu’ils ont 1 an et demi pendant que maman faufile sa Popommobile entre les autres voitures en criant “bouge ta caisse co*****” parce que, tu comprends mon loup, maman est déjà virtuellement à la bourre pour sa réunion de 8h30. Ces dames ne font sans doute pas le concours du “mon fils ne sera pas le dernier à la crèche aujourd’hui, j’espère que le papa de Louis-David sera encore plus en retard que moi”. Ça se joue toujours entre le papa de Louis-David et nous sur la ligne d’arrivée (MonHom ou moi, même combat).

Alors j’ai regardé ces mamans à nouveau et je les ai trouvées …négligées, pas classes, pas apprêtées. Toutes les mamans au foyer ne sont pas comme ça mais ça me rassurait que “les miennes” le soient, ça me donnait un argument de plus du coté de la balance de la working maman. Attendez, même pas apprêtée, je reste la plus belle. Ah si, les cheveux en vrac, les cernes jusqu’au milieu des joues, le pantalon de training, les pantoufles en moumoute et l’haleine de poney du matin : je reste super hot ! C’est MonHom qui me l’a dit alors ça ne peut être que parfaitement objectif !

Effet collatéral ou pas, vendredi midi je laisse de coté toutes les excuses du monde pour prendre le temps d’aller chez le coiffeur. Je pensais sans doute que les 25 cm de cheveux qui tomberaient au sol entraîneraient dans leur chute les questions existentielles sur mon rôle de maman.  Grosse arnaque !

Comme d’habitude, le shampoing m’a paru durer des heures, avec le bac qui descend brusquement sous ma nuque toutes les 3 minutes. Au moment du rinçage, j’avais plus l’impression de participer à un concours de limbo que de me faire laver les tifs. Comme d’habitude, j’ai eu envie de prendre le peigne et de crier à ma tortionnaire “laissez, je vais me démêler les cheveux moi-même” mais je n’ai rien dit. Comme d’habitude, je me suis aussi laissée cramer les oreilles, la nuque et le cuir chevelu sans broncher. Pire, j’ai même dit merci en sortant.

C’est donc désormais avec 3 kg de cheveux en moins que je me questionne sur mes choix de vie. Je veux être présente pour Choupet, mais je veux aussi travailler, avoir des challenges professionnels. En fin de compte, j’ai la chance d’avoir un travail, moi. Peut-être que ces mamans au foyer en ont cherché un en vain et que c’est ça, leur préoccupation à elles. Moi au moins, j’ai le choix de vouloir mener les deux vies de front. Bref, je veux que Choupet soit heureux et épanoui avec une mère heureuse et épanouie. Je l’aime tellement.

Soudain, je repense à cette étude canadienne sortie il n’y a pas longtemps qui dit que le travail des parents déteint positivement sur la réussite scolaire de leurs enfants. Ça me rassure. Un peu.

Puis cette phrase qui ressurgit de nulle part : c’est quand on arrête de se poser des questions qu’on peut s’inquiéter d’être une mauvaise mère. Benh j’ai pas fini d’être une maman au top, moi je vous le dis !

Crédits photo : moi-même
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Internet, ma grand-mère et une carte postale

“Internet c’est le mal”.  Voilà le postulat de base de Mamy. Ça augure une discussion plutôt fun mais soit, j’aime les challenges et je décide d’essayer de comprendre le pourquoi du comment. “Parce que c’est ce qu’on nous a dit à notre assemblée” (ndlr : assemblée… religieuse).

Cette réponse creuse à en pleurer m’a rappelé Feu Papy. Mon Papy c’était le plus beau, le plus fort, le plus intelligent. Surmontant le coté malsain et l’impossibilité biologique de la chose, j’ose dire que si j’étais née 80 ans plus tôt, je l’aurais épousé, mon Papy.

Avec Papy, on avait de vrais débats sur le fond des choses. Notamment sur ses choix religieux un peu trop radicaux à mon goût. Et tenir une discussion à coups d’arguments et de contre arguments avec l’homme qui nous a appris à beurrer notre 1ère tartine ou nous a applaudi pour avoir récité fébrilement un poème de Maurice Carême sur scène habillée pour la 2ème fois de sa robe de petite communion, c’était émouvant et intellectuellement gratifiant.

Le vernis de certitudes de Mamy a commencé à craqueler quand j’ai subtilement glissé que le vilain internet, il me faisait bosser. C’est vrai, une chose qui permet à sa petite-fille de payer les factures à la fin du mois et qui met à manger dans son assiette (et celle de son arrière petit-fils, au passage), ça ne peut pas être complètement mauvais.

Je n’ai même pas dû m’abaisser à lui dire que son mouvement religieux, celui qui dit, écrit et fait dire à ses membres qu’il n’y a que du mal sur internet, est lui-même présent sur le réseau avec un magnifique site qui ferait pâlir les plus grosses multinationales. Pas besoin, donc, puisque je viens de porter le coup de grâce avec : MaCarte de bpost.

Nous sommes de mauvais petits-enfants. Les 5 heures de route aller-retour pour aller voir Mamy, on ne les fait pas chaque semaine, ni chaque mois, à peine chaque trimestre. Alors la dernière fois, rentrés de notre journée intergénérationnelle, je me connecte à bpost, je fais un montage de nos plus belles photos du jour et j’envoie cette carte postale personnalisée à Mamy. Je fais mouche. 2 jours plus tard  (48h et non 24h, est-ce parce que c’est expédié en Flandre ?), mamy nous téléphone en pleurant de joie. Cet internet gagne donc bien à être connu et mérite un peu de nuances dans les propos. Une victoire.

Photo prise dans la toilette d’un couple d’amis qui a servi de test pour MaCarte de bpost !

En bonne Android girl que je suis, j’ai aussi testé pour vous l’application Mobile Postcard de bpost. Prenez une photo avec votre smartphone, encodez un message d’accompagnement et une adresse de destinataire dans l’application et pour 2,35 euros, bpost s’occupe de l’imprimer et de l’envoyer pour vous. Le 1er envoi est gratuit. Je me suis donc adressé une carte postale pour tester le service. Elle est arrivée le lendemain et la qualité de la photo est plutôt bonne. Bon, si un photographe professionnel vous remet ce résultat, vous avez le droit de lui renvoyer la photo à la figure à la manière de Cat’s eyes. Mais pour ce qu’on en attend, bpost fait le job.

Je vous tiendrai au jus du prochain défi que je me lance avec Mamy : oui, on peut aller se coucher même s’il reste de la vaisselle sur l’évier et, mieux, on peut se permettre une grass’ mat’ le lendemain sans devoir s’auto-flageller jusqu’à ce que presque mort s’en suive pour expier sa faute.

Si je passe celui-là, je suis mûre pour Koh Lanta exclusivement à cloche-pied, avec une gastro et une main attachée dans le dos !

Crédits photo : moi-même
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